Cet été, j'avais presque relâché la pression. Le 21 juillet 2026, le Parlement adoptait définitivement une loi interdisant l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans — une mesure censée s'appliquer dès la rentrée. Je me souviens m'être dit, en lisant les titres : « Tant mieux, ça va cadrer les choses pour tout le monde, pas seulement à la maison. » Une sorte de soulagement — l'idée qu'un cadre commun allait enfin exister, au-delà de mes propres règles, de mes propres quiz, de mes propres arbitrages du soir.

Le 14 août, dix jours avant la rentrée, le Conseil constitutionnel a censuré l'article central de cette loi. Motif : une interdiction générale, qui ne tient compte ni de la situation propre de chaque mineur, ni des risques spécifiques de chaque service, porte une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression — et, en obligeant potentiellement tout le monde, y compris les adultes, à prouver son âge sans garanties suffisantes, elle porte aussi atteinte à la vie privée.

Pas de cadre national à la rentrée, finalement. Juste nous, comme avant. Le président a depuis chargé le Premier ministre Sébastien Lecornu de retravailler le texte à l'automne, avec l'objectif d'aboutir d'ici le printemps 2027 — mais d'ici là, aucun cadre légal n'encadrera la rentrée de nos enfants.

Le problème, ce n'est pas seulement l'absence de loi — c'est de compter sur elle pour trancher à notre place

En lisant la décision du Conseil constitutionnel, une phrase m'a frappée : le législateur ne pouvait pas décréter une interdiction générale sans tenir compte de la situation du mineur. Un seuil d'âge unique, appliqué à tous, ne dit rien de la maturité réelle d'un enfant en particulier, ni de ce qu'il sait déjà faire face aux risques d'une appli précise. C'est exactement ce que je pressentais, moi, en tant que mère, sans avoir les mots juridiques pour le formuler : treize ans, quinze ans, un chiffre unique ne remplacera jamais une vraie évaluation de mon enfant à moi. Et une loi, même votée, peut être censurée, réécrite, repoussée — pendant ce temps, mes filles grandissent et demandent leurs applis, elles.

Ce qu'on peut décider, nous, sans attendre le Parlement

Concrètement, à la rentrée, rien ne change dans les faits : les réseaux sociaux restent ouverts aux mineurs, exactement comme avant l'été — comme si la loi n'avait jamais existé. Ce n'est pas contre ce texte que Family App se positionne : censurée ou non, cette loi n'a jamais rien bloqué dans la vraie vie de nos enfants. C'est ce vide de contrôle, immédiat et bien réel, que Family App vient combler — en aidant les familles, dès aujourd'hui, à mieux accompagner l'apprentissage des réseaux sociaux par leurs enfants, sans attendre un cadre national qui reste à écrire.

Son objectif n'a d'ailleurs jamais été de tout bloquer. C'est d'accompagner une progression — la même logique que pour les tâches du quotidien, appliquée cette fois au numérique : configurer le premier téléphone le plus simplement possible, au moment où il arrive vraiment dans la vie de l'enfant (chez nous, autour de 10 ans), puis débloquer les usages au fur et à mesure qu'il grandit. Pas tout interdire, pas tout donner d'un coup.

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Quiz de maturité numérique par appli, temps d'écran cadré et protection adaptée à l'âge de chaque enfant — la bêta inclut tout ça, dès aujourd'hui.

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Le vide juridique du 14 août ne m'a pas rassurée. Mais il m'a confirmé une chose : je n'ai jamais vraiment attendu la loi pour agir avec mes filles. J'avais juste, l'espace d'un été, espéré ne plus être seule à porter la décision.

Ce que ça change, ce n'est pas la loi — c'est où on pose la responsabilité

Je continue de suivre ce débat, parce qu'il compte : nos enfants ont besoin d'une protection qui dépasse les murs de chaque maison. Mais en attendant qu'un texte tienne la route constitutionnelle, la responsabilité reste là où elle a toujours été — dans le salon, entre un parent et son enfant, quiz après quiz, réglage après réglage.

Une mère et sa fille assises sur un canapé, regardant ensemble l'écran d'un téléphone
Pas besoin d'un texte de loi pour ça — juste nous deux, sur le canapé, avec Family App.

Ce soir-là du 14 août, je n'ai pas attendu la prochaine loi pour envoyer un quiz à l'une de mes filles. On a fait ça comme d'habitude — juste nous deux, sur le canapé.

Sources factuelles utilisées pour la rédaction : décision n° 2026-911 DC du 14 août 2026, Conseil constitutionnel ; France Info, « Le Conseil constitutionnel censure la loi prévoyant d'interdire l'accès des mineurs de moins de 15 ans aux réseaux sociaux » ; La Quadrature du Net, « Le Parlement vote l'interdiction des réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans » (22 juillet 2026).

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